Alain Detavernier

Le 4 mai au soir en faisant une recherche d’image avec « le bonheur d’être simplement là » je suis tombé sur un article du blog d’Alain Detavernier daté du 17 mars 2010 (la veille de ma fête), un homme politique du PS qui se présente lui-même comme « authentique et fraternel ».

J’ai laissé un commentaire tel que celui-ci (comme sur d’autres pages parmi plus de 5000 qui utilisent cette photographie) :

Je suis l’auteur de la photographie intitulée « le bonheur d’être simplement là » et bien que le bonheur ne soit réel que lorsqu’il est partagé, il aurait été respectueux de demander l’autorisation de la diffuser ainsi que de citer le nom de son auteur, droit inaliénable donc au respect du nom de l’auteur avec la mention « © Cyril Delacour, tous droits réservés » comme sur sa page d’origine (2004), ainsi que de placer un lien vers http://www.cyrildphotos.com/ en échange de bon procédé. Pour en revenir au bonheur, ce n’est pas un « droit » que l’on prend seul, pour soi, car à mon sens le bonheur est inévitablement lié à son contexte. Un contexte où le partage, le respect et la confiance sont des valeurs humaines incarnées par des faits, des paroles et des actes. Je veux bien partager cette photographie, et c’est ce que j’ai fait, comme un arbre ne vend pas ses fruits, cependant prendre le droit de ne pas citer l’auteur de ce portrait d’ange n’induit pas le respect qui fait cruellement défaut ici-bas, n’est-ce pas ? Merci de votre bonne compréhension.

J’avais ajouté un PS à propos de mon problème avec le député PS Pascal TERRASSE.

Voilà sa réponse du 5 mai à 9 heures 22 :

Bonjour.
Je suis le laborieux auteur et titulaire du blog qui a utilisé l’une de vos photographies sans vous en avertir.
J’ai bien reçu votre message concernant votre photo et le fait de ne pas avoir procédé comme je l’aurai du à votre intention.
Je le regrette pour vous et votre art, mais j’assume le fait que cette photo ai pu à ce moment transcrire très exactement le ressenti qui était le mien, vis à vis d’un texte et d’une situation politique anxiogène pour tout le monde. Mais peut-être est-ce pour cela aussi que la création d’une œuvre entraine souvent des interprétations bien différentes de celle que l’auteur avait lui même au moment de la réalisation.
Concernant l’affichage de vos droits , il est réalisé et j’espère qu’il contribuera à faire mieux connaitre votre site.
Cordialement et avec mes sincères excuses.
Alain Detavernier

Et la mienne à 12 heures 06

Bonjour,

Merci pour votre réponse rapide et l’ajout de la mention demandée.

Pour ce qui est du « droit » je constate qu’il est bien tordu, puisque j’essaye de protéger mon enfant d’une entreprise à but non certain et que leur justice me l’enlève en toute mauvaise foi et me criminalise.

Je suis convoqué à la Cour d’Appel de Nîmes ce mercredi 7 mai pour avoir posé une question au greffier de mon affaire familiale, à la demande du Parquet qui s’est montré incompétent en me sanctionnant à une peine d’un mois de prison avec sursis hors-la-loi 433-5 alinéa 1, s’agissant d’une personne chargée d’une mission de service public et non d’une personne dépositaire de l’autorité publique (faits prévus par l’art. 433-5 alinéa 2).

« Êtes-vous vous aussi une enflure de franc-maçon ? »

Si la plainte est requalifiée, je ne crois pas avoir le droit de reformuler ma question ainsi : « êtes-vous vous aussi victime de cette secte ? »

À bon entendeur…

Mais je suis allé faire un tour sur son article, et voici ce que j’y ai vu :

La vie est belle, quand le bonheur est là!
La vie est belle, quand le bonheur est là!

J’ai alors envoyé un « PS » à 12 heures 26

PS

Je vois qu’il n’y a toujours pas la mention demandée ici : http://www.alaindetavernier.com/article-la-vie-est-belle-quand-le-bonheur-est-la-46859127.html
et que, de plus, mon commentaire n’est pas visible.

De mauvaise foi ?

Sa réponse de 14 heures 13

La mauvaise foi ne saurait-être une réponse à la hauteur de ce qu’inspire cette photo. Simplement une activité personnelle qui suffit en soi !
Concernant votre commentaire, il est en ligne et lié à l’article concerné. Par contre, seule la partie concernant la photo est publiée car le reste est une affaire juridique et personnelle, qui ne peut y figurer.
Merci et bonne chance à vous.

Et la mienne à 15 heures 18 :

Re,

« Concernant l’affichage de vos droits , il est réalisé et j’espère qu’il contribuera à faire mieux connaitre votre site. »

J’ai constaté que ce que vous avez écrit n’était pas vrai au moment où vous l’avez écrit. Vous avez publié mon commentaire (tronqué) après 12 heures 22 aujourd’hui, moment auquel j’ai fait cette capture d’écran diffusée avec nos échanges sur cette page.

De plus, s’agissant du droit inaliénable au respect du nom de l’auteur, votre page de commentaires n’étant affichée qu’à la condition de cliquer sur un lien, la mention « © Cyril Delacour, tous droits réservés » n’est pas visible afin de m’identifier clairement, c’est à dire à proximité de la photographie diffusée (usuellement sous le visuel).

Plusieurs prérogatives sont attachées à l’exercice de ce droit moral. A ce titre, le Code de la Propriété Intellectuelle précise que « l’auteur jouit du droit au respect de son nom, de sa qualité et de son œuvre » (art. L.121-1 CPI).

  • Le droit de divulgation
    En énonçant que « l’auteur a seul le droit de divulguer son œuvre », le Code de la Propriété Intellectuelle reconnaît à l’auteur seul la faculté de rendre ou non son œuvre publique (sauf dans le cas particulier des œuvres audiovisuelles). C’est une prérogative très forte puisqu’aucune exploitation n’est possible tant que l’auteur n’a pas accepté la divulgation. Cette communication au public est réalisée aux conditions et suivant les procédés d’exploitation qu’il souhaitera (art. L.121-2 CPI).
  • Le droit de paternité
  • Le législateur reconnaît à tout auteur d’une œuvre d’apposer son nom sur l’œuvre. Mais il a également le droit de demeurer anonyme ou d’utiliser un pseudonyme.
  • Le droit au respect de l’œuvre
  • L’auteur peut s’opposer à toute modification, suppression ou ajout susceptible de modifier son œuvre initiale, tant dans la forme que dans l’esprit.
    Le droit de retrait et de repentir
  • Moyennant au préalable une juste indemnisation de celui auquel l’exploitation de l’œuvre a été cédée, l’auteur peut décider soit de modifier l’œuvre (droit de repentir) soit d’en faire cesser la diffusion (droit de retrait) et ce à tout moment avant la fin de son contrat d’exploitation sans avoir à justifier son choix.

Ainsi, je me vois contraint de vous opposer mon droit de retrait et vous demande par la présente de retirer cette photographie de votre blog, et ce précisément pour des raisons d’ordre moral, ne désirant en aucune manière valoriser vos écrits et vos actions. Ce qui est fait, est fait, j’en témoigne en vous apportant la vergogne dont vous semblez avoir besoin et me réserve le droit de porter plainte contre vous pour ces 4 années d’utilisation illégale de cette photographie au cas où vous voudriez m’attaquer pour avoir diffusé notre « échange » qui est pour le moins contradictoire avec ce mot vous présentant « authentique » (ce n’est pas l’habit qui fait le moine) comprenant ce que « fraternel » signifie pour vous.

Liberté aliénée au pouvoir d’achat, égalité comme déni des réalités, fraternité maçonnique et divisions pour les électeurs qui se prennent pour des citoyens.

Voilà ! Il a retiré la photographie de son blog.

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Auteur : Cyril Delacour

Photographe, vidéaste, animateur multimédia, artiste indépendant, un peu philosophe mais pas assez jardinier.

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